Camille Gaspar

(1876-1960)

02.03.1876
: naissance à Boussu (Hainaut). Humanités aux athénées d'Arlon et de Bruxelles.
1900
: doctorat en philosophie et lettres (philologie classique) à l'Université libre de Bruxelles.
07.02.1903
: stagiaire à la Bibliothèque royale de Belgique.
04.09.1905
: employé volontaire attaché à la Section des Manuscrits.
30.04.1912
: employé de première classe.
30.04.1918
: conservateur adjoint à la Section des Manuscrits.
14.10.1920
: conservateur de la Section des Manuscrits.
31.03.1941
: admis à la retraite.
1946
: cofondateur de la revue Scriptorium avec Frédéric Lyna et François Masai.
09.01.1947
: membre de la section des Beaux-Arts de l'Académie royale de Belgique.
1948-1958
: secrétaire de la Commission de la Biographie nationale.
03.02.1960
: décès à Boitsfort (Bruxelles).

Attaché dès le début à la Section des Manuscrits, qu´il dirigea de 1920 à 1941, sa carrière " se passa donc entièrement parmi les manuscrits de la Bibliothèque de Bourgogne dont il s'efforça d´augmenter, de conserver et de faire conna&icric;tre les collections avec beaucoup de sagacité et d'érudition, qualités qu'il dissimulait sous une modestie et une discrétion charmantes ", ainsi que nous le rapporte Fernand Remy dans la notice biographique qu'il lui consacre en 1960 dans le tome 31 des Archives, bibliothèques et musées de Belgique (p. 185-186).

Au cours des premières années de carrière passées à la Bibliothèque royale, il fit également partie de l'Association des conservateurs d'archives et bibliothèques de Belgique depuis sa fondation, en 1907, se voyant confier à plusieurs reprises la présidence de la section des bibliothécaires. Il aima se dévouer au sein de la Société des bibliophiles et iconophiles de Belgique comme à l'œuvre nationale pour la reproduction des manuscrits à miniatures.

Il aimait vivre au milieu de ses collègues qui appréciaient ou redoutaient son esprit caustique : " Sur le plan humain, il nous a laissé à tous le souvenir d'un collègue d'une amabilité et d'un commerce exquis, ainsi que d'un parfait homme du monde, à la fois jovial et spirituel. " (Remy, ibidem.).

Portrait : médaille du sculpteur Armand Bonnetain (1932).

© CIC, September 2003